Présentation

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L'équipe Gaizelles se présente

Parma, 27 ans, la plus délurée de la Team Gaizelles et la créatrice du blog.
Italienne de part ses origines, notre latine parisienne à l’accent particulier a pour particularité d’être une excellente cantatrice de salle de bain.
Cette brune urbaine aime dans le désordre manger les mikados à l’envers, la littérature scientifique, les Desperate Housewives toutes réunies, Noël au soleil, envoyer Alba
tester les nouvelles soirées, passer ses nerfs sur Alba, faire son footing près de la Butte-au-Caille, les bars bobos d’Oberkampf et les filles du Man Ray.
 

L’Après GaiZelles, Parma, 28 et des poussières, moins délurée flirtant avec l’âge de raison et marchant sur la voie de la sagesse. Cette blonde urbaine a quitté la vie citadine pour s’installer dans le Sud. Aime dans le désordre la littérature scientifique, les chemises à rayures de Lily Rush, bouleverser son appart selon les règles du Feng Shui, troquer ses mikados choco contre des craquinettes à la framboise, faire son footing en bord de mer, boire un CocaCola dans une mini canette de 15cl, crapoter des cigarettes à la menthe pour épater les filles. Entre autre, Parma déteste la lourdeur et la vulgarité dans les plans drague, s’active sur le green chaque dimanche pour perfectionner son swing…


Eva, la vingtaine, jeune célibataire d’origine espagnole a rejoint récemment la Team GaiZelles en cours de route. Cette latino aime dans le désordre, danser sur des rythmes endiablés toute la nuit, le chocolat noir aux pépites de tournesol, fumer ses cigarettes dans des lieux interdits, le soleil de Valencia dès qu’elle en a l’occasion, les vieilles comédies profondément romantiques. Mais aime par-dessus siroter un pago banane-grenadine sur sa terrasse, piquer les mikados de Parma sans qu’elle s’en aperçoive.

 

Sirena, la trentaine insoupçonnée, fille de la mer et de la montagne, commence immanquablement sa journée parisienne dans un lagon bleu nommé piscine.
Cette petite flamme d’ange heureuse aime d’autant plus Paris qu’elle s’en échappe souvent sans un regret vers des contrées sauvages pour mieux lui revenir, marcher dans ses rues vers le jardin du Luxembourg, aller lire à voix haute pour les absents du Père Lachaise, regarder couler la Seine sous le pont d’Arcole. Cabocharde souriante, elle adore s’enfermer seule dans une salle noire pour se noyer dans les rêves des autres, composer des plats avec les 3 fois rien de son frigo pour apaiser ses emportements, troquer son verre de lait frais teinté d’un soupçon de grenadine contre un verre de bon vin quand elle est en charmante compagnie.


 
NB: Communication sur les statistiques de ce blog lesbien un peu particulier:
Depuis sa création, le blog a accueilli près de 30 000 visiteurs uniques (plus de 67 000 pages vues)
GaiZelles accueille en moyenne 400 à 500 visiteurs uniques par mois (plus de 1 000 pages vues/ mois - Records affichants 5 000 pages vues en un mois ou celui de 450 pages vues en une journée).
Aussi, pour vous permettre de réagir rapidement à la publication d'un article, vous avez la possibilité de vous abonner à la Newsletter.

Merci à tous nos lecteurs,

Amicalement,

Toute l'équipe...

Samedi 19 septembre 2009

Quelques phrases, fragments effleurés d'une vie qui passe sans s'arrêter, quelques impressions nées de ses mots, de sa voix, posée savamment pour ne rien donner d'elle, trahie pourtant parfois par un petit mot en fin de conversation que je ne dirais pas, moi à quelqu'un que je ne connais pas...encore. 
Une voix de radio, de celles qui s'immiscent dans l'intimité, sans visage, paysage aux multiples possibles, aux chemins de traverses inattendus, à suivre les yeux fermés pour un voyage au long cours dans des contrées aux noms tus, sur des couleurs espiègles, taquines, droites... touches de lumière sur un équilibre improbable

Une voix sans l'accent auquel j'avais voulu croire qui désamorce les incertitudes et les idées noires quand une note enjouée jaillit d'un détour malicieux sur la route du sérieux.
Une voix à laquelle je ne m'attendais pas qui se dessine sans visage, que je ne veux imaginer, pas encore, peut-être juste ses lèvres au moment où je l'entends ne pas pouvoir retenir un rire doux ou plutôt au moment où le rire se transforme en sourire qui garde les traces évanescentes de ce moment de fantaisie... oui ce moment-là, un souflle à la limite du silence.
Ses silences que je ne remplis pas pour ne pas la perdre... cette voix qui va avec ses rêves.

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Mardi 8 septembre 2009

J'allais à ce rendez-vous avec un 'pour voir' dans la tête, je ne m'attendais pas à elle, à ce premier regard invitant instantanément à un voyage au long cours, à ce premier sourire que j'aurai voulu cueillir bien plus près de ses lèvres, tout de suite, à ces premières heures de mots faciles, de sauts de terre inconnue en terrain connu, à cette évidence immédiate de ce 'nous' fait pour elle et moi.
Je ne m'attendais pas à repartir avec elle et ne plus vouloir la quitter.
Sortir de ce bar, marcher à côté d'elle, et se retrouver chez moi sans l'avoir prémédité pour une histoire de nageurs et de photos...
Avoir très envie de ne pas la raccompagner tout de suite, hésiter, dire des mots sages que j'aurai préféré ne pas prononcer, finalement lui dire au revoir à la porte de l'immeuble de douce façon, pleine d'attente, de frôlements émus, de mots raisonnables et de raisons insensées.
S'assurer d'un jour prochain, d'une autre fois.
Ne pas bien dormir, le corps et le coeur fébriles.
Se dire que cette autre fois est bien trop loin.
Passer une journée douce, illuminée et recevoir cette invitation vespérale à passer chez elle.
Redécouvrir son visage, son regard bien plus proche, plus intense.
Trouver sa peau, sa bouche, son corps, doucement pour ne rien perdre de ce moment.
Etre avec elle si simplement.
Trois jours de séparation avant cette autre fois, convenue. Trois jours... trois jours...trois jours.
Chez moi à nouveau, cette fois sans mots non voulus, sans raisonnable et insensé.
Juste cette incertitude indomptable du mystère de ces corps-accords qui ancrent l'histoire.
Juste cette incertitude indomptable du mystère de ces corps-accords qui encrent l'histoire.

Elle m'a quittée hier.

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Mercredi 26 août 2009

Un jour mon prince viendra …Non, j'avais décidé très tôt que mon prince tant attendu serait une princesse!! Alors, un jour ma princesse viendra... sur son cheval blanc...sur sa vieille bicyclette ça suffira amplement...sur sa moto chevaleresquement, ou encore en voiture simplement, même à dos d'âne sauvagement!
Dans une robe? pas spécialement, un jean fera très bien l'affaire!
J'ai 30 ans, mais où est ma princesse? J'avais rêvé d'une relation avec une femme respectant finalement le cliché hétéro, respectant les valeurs du couple. Parfaite vie de famille, amis...Equilibre parfait entre vie professionnelle et vie personnelle.
 
J'avais rêvé de découvrir un pays étranger avec toi, de confronter nos frontières aux siennes ...
J'avais rêvé de soirées mondaines à jouer les "simples" amies pour tromper les gens...
J'avais rêvé de nuits de fantasmes les plus inavoués remplissant nos nuits d'été…
J'avais rêvé de dialogues silencieux devant un ciel étoilé d'hiver…
J'avais rêvé de rejouer notre première rencontre dans une Pinky boat…
J'avais rêvé d’un baiser délicieusement inconnu pour te dire au revoir…
J'avais rêvé d'une seule nuit pour abattre tous tes tabous…
J'avais rêvé d'un baiser sous une douce pluie caressant tes joues…
J'avais rêvé d'apprécier les changements inévitables de nos deux vies mêlées..
J'avais rêvé dune simple brindille déposée dans tes cheveux pendant une simple balade dans le maquis corse…

J’avais rêvé de notre 5ème anniversaire de rencontre simplement sous la couette…

J'avais rêvé entre autre de tout cela mais malgré tout, je rêve encore...

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Mardi 14 juillet 2009
Du lest pour l'été....

Prise par des obligations beaucoup plus studieuses...

Cet été pas de destination à l'étranger,

La terasse bastiaise du café Albert 1er me suffira pour l'été,

Mes convictions en matière d'amour n'ont pas changé...

Mes émotions imperceptibles ne me trahissent plus.

Trente ans est l'âge où l'on se dévoile à soi même...

Que mes rêves deviennent réalité...

Que vos rêves deviennent réalité...



BONNES VACANCES....

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Mercredi 8 juillet 2009

Ce matin, 7h38, comme tous les autres, comme si souvent, avec des impressions de déjà-vus, je commence à m’éveiller. Tu n’es pas là. Mon lit me paraît bien vide. Je ne te frôle pas. Ca pourrait bien arriver involontairement si tu étais là. Déposer une caresse sourde. Ne pas te réveiller. Qui ? Toi. Toi qui es. J’espère bien que tu es. Ce serait un matin comme les autres où il faudrait que j’aille travailler. Ce serait un matin comme les autres où tu irais travailler. Une journée où l’on se rejoindrait pour aller déjeuner sous des ombrelles. Oui, ça pourrait bien être toi. Toi qui es. Bien sur personne ne m’a dit que ce serait simple. Mais j’aimerais bien te croiser pour changer.

Il me manque cette chose, la chose essentielle. Alors j’espère sincèrement que tu es.

Lorsqu’il m’arrive de rentrer tard le soir, ces sensations sont décuplées. Les rues sont désertes, je marche seule, quelques grenouilles soupirantes, un ou deux chats se chamallant. Sur le chemin, je regarde promptement le ciel, ce ciel encore plus étoilé que la veille. Je tente de comprendre. De comprendre pourquoi tu n’es pas encore là. Je me persuade qu’il existe bien une raison à cela, à ce vide que je comble adroitement. La logique de la vie comme la logique des maths, où les comblements ne valent qu’un temps. Je m’essouffle un peu sans vraiment y penser mais inévitablement j'y pense... Cet essentiel qui manque à la vie. Je m’autopersuade qu’il existe bien une raison à cela. Tu es puisque je suis. Tu es forcément. Forcément tu es là…Juste imaginer et croire...



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Dimanche 5 juillet 2009
La ville se réveille avec trop de bruit, pour la douceur d'un jour estival, m'arrachant à une fin de nuit où le sommeil a gagné sur l'envie de ne rien rater d'elle. J'ouvre les yeux sur la peau de son dos. Sa peau dont je sais l'odeur, la douceur mais qui m'échappe dès que je suis tout contre elle, me surprend, m'émeut toujours autant. Ce pigment irrégulier que je ne connais pas encore par coeur et qui m'attrape immanquablement à chaque fois que je pose les yeux sur elle. Sa peau que j'effleure à peine de peur de la réveiller trop tôt, elle qui n'aime pas l'aube. Alors mes yeux remplacent mes mains, je glisse vers des courbes silencieusement offertes, appels irrésistibles à la caresse. M ais je ne la touche pas, pas encore, j'attends de sentir son corps s'apercevoir du mien, sa chaleur l'envahir, ses mains le chercher. Je nous vois par petits morceaux, l'une contre l'autre. Je me dit qu'une belle photo est possible, les mots maladroits ne pouvant dire la puissance de ce corps-accord là. Fixer sur la rétine ce moment où seuls nos souffles parlent. Garder vivant ce langage que j'apprends doucement. Ces matins là qui me retiennent juste dans l'ivresse de la simplicité de la beauté, moi qui ne sais habituellement pas rester tranquille dans mon lit, je ne les échangerai pour rien. Je ne peux m'arracher à cette sensualité sans l'avoir parcourue, des yeux, des mains, d'un souffle, elle que je ne sais alors absente ou présente... quand enfin elle me regarde je vois dans l'intensité de ce bonjour la promesse d'une complicité que nul n'aurait pu imaginer, nous les premières. Alors je suis heureuse d'avoir marcher, piétiner, danser, à côté d'elle, quatre heures durant sous un soleil de plomb dans les rues de Paris ce samedi dernier, ce 27 juin 2009, jour de la marche des fiertés, toujours appelée gaypride ; marcher sans revendiquer quoi que ce soit, sans provocation, juste pour dire que deux personnes qui s'aiment quel que soit leur genre, qui vivent en intelligence avec elles-même, créent un espace de respect, de sagesse, de bonheur et de joie de vivre qui n'est en rien une atteinte à une quelconque morale et bienséance et à la liberté des autres.
Deux jours plus tard je sors du cinéma, attends un bus, avec peut-être un geste de rapprochement vers elle. Derrière nous fuse un 'c'était samedi... c'est fini'. Je me retourne avec un sourire vers cette voix et dit 'non c'est pour la vie', elle m'embrasse, la voix sourit à son tour
...
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Jeudi 25 juin 2009

Ce matin, je suis partie la tête en vrac.

Les cheveux en pétard, et habillée comme un sac.

Quand mon ami, le réveil, à sonner…

Mes yeux se sont ouverts mais mon cerveau à refuser d’écouter.

A force de repousser le délai il était 7h57 quand mon cerveau s’est éveillé.

Bien sûr j’avais encore retardé le levé  à 7h47 en me convainquant que j’étais large et que j’avais de la marge !

 

Talons claquants, cheveux au vent, c’est en arrivant à l’arrêt de bus

Et en ayant croisée tout mon voisinage, qu’arrivée vers l’abribus,

Je me rendis compte que ma braguette était ouverte !

Sans parler de mon haut qui lui était…porté à l’envers !

La caféine ne coulait pas encore dans mes veines et ma tête flottait par la secousse de mes pas.

 

Le bus venait de partir, et j’étais entourée de gens…bien réveillés.

Certains lisaient le journal, d’autres fumaient leurs cigarettes et d’autres BUVAIENT LEURS CAFES !!!

Mais le problème c’est que beaucoup de gens attendaient pour commander cette fameuse boisson à l’odeur douce et raffinée.

Et le prochain bus arrivait dans 5 minutes !

Les yeux grands ouverts sous l’effet de l’adrénaline  mais la tête dans le brouillard,

Je tentais de renifler quelques goutes de cafés évaporés.

 

Les 5 minutes s’écoulèrent et le bus arriva.

Celui-ci était aussi plein qu’un camion remplit de bétails

Je me suis faufilée, et me suis retrouvée sous le bras d’un gars.

Malheur à moi dans ces moments là où mon seul rêve serait de mesurer un mètre quatre-vingt !

Ce n’est pas parce que c’est le matin que tout le monde sent le déodorant !

Vingt minutes plus tard et aussi bleu qu’un schtroumf (car la respiration m’a manquée durant ces longues minutes) je suis arrivée à mon travail.

 

Inutile de vous dire que la journée avait continuée comme elle avait commencé…

Morale de l’histoire, quand le réveil sonne il vaut mieux l’écouter et se lever, sinon vous ne ferez pas le poids contre tout ces gens qui eux se sont exécutés !

Publié dans : Eva - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander - Communauté : trop dure la vie....
Mercredi 6 mai 2009

F15

Main, sa main, noire d’encre, m’apparaît soudain comme terriblement exacte. Je regarde ailleurs. Me libérer de cette puissante envie de la saisir et la poser sur moi pour qu’elle y fasse traces. Flot de paroles qui accompagnent des gestes qui n’ont rien à voir ; fin de parcours, elle range et me raconte l’avant comme si je n’étais pas là ou comme si j’avais toujours été là, partie du décors, elle parle pour elle, pour s’assurer que c’est bien cela. Fluide enchaînement des gestes, je vais, je viens, éviter de fixer, elle parle toujours. Je ne trouve pas ma place, elle n’a jamais été aussi à l’aise. Le canapé où elle s’affale, épuisée, n’a peut-être jamais été le témoin d’une scène aussi spontanée. Moi non plus mais j’aime beaucoup. Elle continue à raconter la gravure : plaques, berceau, encre, papier, presse. L’envie de faire revient. Je me plais à croire qu’elle s’autorise, enfin ou à nouveau, le désir.
Nuit, je rêve de la peau de son omoplate droit, d’une douceur insoupçonnée. Je ne veux pas savoir pourquoi.

SirenA

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Mercredi 29 avril 2009

Il faisait beau et chaud, je pique-niquais avec une jolie fille.

Je voulais changer et varier, donc j’ai éliminé l’idée du restaurant.

Tout se passait bien, j’avais apporté pleins de petits plats et elle était ravie.

Nous étions en pleine nature, avec pour seule compagnie quelque volatile qui faisait kui kui !

Tout allait pour le mieux, nous nous sentions bien avec un magnifique temps !

 

Mais je ne lui avais pas parlé de ma phobie des abeilles.

Je ne trouvais pas ça important, et je ne voulais pas qu’elle me trouve bizarre.

Donc discrètement je scrutais autour de nous par tout hasard…

Rien à l’horizon, nous pouvions entamer le dessert qui était une merveille !

C’est alors que derrière moi un son me donna la chaire de poule !

 

Bzzz, je tentais de rester figée alors que je la sentais tourbillonné autour de moi.

Bzzzzzzzzz,bzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz, c’était autour de mon chocolat.

Bzzz,bzzzzzz.bzzzzzzz oufffffff elle tourne autour d’elle !!!

Je tentais de garder mon calme quand mon invitée me demanda de la faire partir…

Je pris mon courage à deux mains, un linge enroulé dans la main.

J’avais dans l’espoir qu’elle s’en irait d’elle-même !

 

Arrivée devant mon invitée, je tentais de la faire fuir à coup de linge tremblant.

C’est alors que la Maya se rebella…

La dar en l’air, elle décida de Me faire partir par tous les moyens.

J’avais l’impression de faire de l’escrime avec une adversaire beaucoup plus pointu que moi.

Je dois avouer qu’à ce moment là, je me contre foutais de la jolie fille et de l’image que je pouvais dégager.

C’était maintenant un combat entre Maya et moi.

Coups de linge à droite, à gauche tout ça pour finir avec une dar plantée dans les fesses !

Elle m’avait attaqué lâchement et sauvagement par derrière…

Le combat était fini mais je me sentais totalement vaincue et ma fesse droite commençait gentiment à enfler…

 

Concernant la fille, ça l’a beaucoup fait rire…

Concernant Maya la défunte (redoutable adversaire) elle resta plantée à l’arrière

Concernant ma phobie, j’en ai tiré une leçon… il vaut mieux parler de ses bizarreries que de se retrouver face à fesses avec l’ennemi.

Eva

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Mardi 28 avril 2009

Je n'aime pas le café.
Pourtant c'est quelquechose que les gens vous offre facilement, un café. Quelle que soit l'heure, on vous offre un café. On vous offre plus facilement un café qu'une soupe. Un café ça doit être plus facile à boire qu'une soupe. Un café, toujours un café parfois suivi, d'un thé, d'un jus, d'un verre d'eau -l'eau toujours en verre, le jus toujours de fruit, le thé en tasse et le café sans rien- Le café c'est le café, ça sous-entend la tasse. Le café c'est simple, c'est direct, on vous propose rarement des variantes même s'il y a en a autant que de thé ou de chocolat. Pour le thé, on vous donne le choix, couleur, assaisonnement (tiens celle-là je me la garde sous le coude). Pour le café c'est le café, un café.
Alors un café ? Non merci ! Je n'aime pas le café.
Oui, je n'aime pas le café. Le café ne m'aide pas à démarrer la journée. Le café ne me donne pas un coup de fouet dans les baisses de régime, le café ne m'émoustille pas les papilles, je n'aime pas le café d'après déjeûner avec une cigarette (bon d'accord je ne fume pas mais je pourrais fumer et ne pas aimer le café !).  Je suis sûre, pourtant, qu'il y a des cafés incroyables mais je n'aime pas le café.
Refuser un café c'est difficile parce qu'on sent bien que le partage du café c'est un truc qui n'a pas de prix, c'est une invitation à l'intime, à la communion silencieuse, à un petit moment de bonheur intense. Mais je n'aime toujours pas le café, toujours pas.
Je me demande d'ailleurs si j'aime le thé.

SirenA

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Dimanche 26 avril 2009

Il est 3h47 du matin….Je suis enfin rentrée de chez E. E. est la première personne que j’ai rencontrée à la fac  en septembre et à qui j’ai avoué que j’étais homo.

Il y avait une fille chez E. samedi soir. Il y a toujours une fille. Il y a toujours une fille dans une formation, il y a toujours une fille à un mariage, il y a toujours une fille dans une soirée, il y a toujours une fille à la Babydoll…il y a souvent une fille…

Mais, ce soir là, M. était là. M. est la fille. Je connais bien M. Quand je suis avec M. je profite d’admirer son visage. J’admire ses mains, j’admire sa peau, j’admire son sourire, j’admire son regard, ses jolis yeux marrons. M. est hétéro. M. est belle à voir. Et je ne peux m’empêcher d’imaginer… Il y a quelques mois, j’ai dit à M. que j’étais homo. Mais je ne lui ai pas dit que… Ca n’a jamais rien changé à notre relation que je lui avoue mon orientation sexuelle. On se plaint toujours autant ; elle, des mecs, et moi des nanas ! Après les cours, on se rejoint habituellement dans ce café sur le campus, elle fume. Je parle. Elle parle. Quand il me vient à l’idée subitement de l’embrasser tendrement d’un simple toucher de lèvres entrouvertes, mon cœur fait subitement de l’arythmie…Je me fais plaisir en pensant. Je suis parfois ainsi. Je ne suis pas amoureuse de M. Seulement fantasme..

Ce soir, je l’observe danser, ses cheveux dansants d’ailleurs plus expressément qu’elle…Je me dis dans ma petite tête que je ne pourrais jamais avoir cette fille,  bien sur qu’elle n’est pas faite pour moi, que je ne suis pas la personne qu’elle attendait non plus. Moi, je n’ai pas de pénis ! Je navigue entre tables Florence, Matthieu, Yann, Pierre..., pour m’approcher d’elle…je ruse parce que ce soir j’ai peur qu’elle lise ce que je cache depuis bien longtemps. Même si E. m’affirme que M. se doute bien de quelque chose, je n’en suis pas si sure. En effet, comment peut-elle me connaître aussi bien sans savoir qu’elle parvient à me troubler  ? En général, mes yeux ne trompent pas quand je laisse tomber le voile. Ce soir, nous ne nous sommes pas encore adressé la parole. Un simple « coucou » avec un bisou compressé fortement sur ma joue. La voici danser un peu trop serrée contre Florent. J’enfile ma veste en la dévisageant involontairement. J'en ai jalousement assez vu. Je pars. E. me rattrape pour tenter de me faire rester. En vain. Il est 3h02

M. suit en me demandant ce qui me prend.

Moi : - « M. tu ne vois vraiment rien ? »

M : -« Dis-moi. Parle-moi. »

Moi : « - Laisse tomber » en me mettant au volant. M. se faufile dans ma voiture

Moi pensant : « C’est maintenant ou je me la ferme. »

Sans un mot, je tente de l’embrasser en passant ma main dans ses cheveux bruns. Elle me repousse de sa main en s’éloignant. Je m’excuse. Elle me dit que je ne devrais pas. Elle s’avance contre toute attente, saisit ma main pour l’embrasser sensuellement en maintenant son regard incertain ; la porte sur son visage. Elle s’approche de moi. Mon souffle pris de court. Le sien est bien saisissant. La voici, qui m’embrasse langoureusement…

Il est 3h47 du matin. Je suis enfin rentrée de chez E. Ce n’était qu’un baiser. Je ne le détaillerai pas. Ce n’était qu’un baiser pour vous ; pour moi, c’était une nouvelle expérience…courte mais délicieusement nouvelle…

PARMA

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Mercredi 22 avril 2009

Je ne veux pas te laisser repartir ce soir, je ne comprends pas de quoi tu as peur ou plutôt je comprends trop bien que ce n'est pas de moi mais de toi... je ne veux pas te laisser t'enfermer encore dans cela. Non, tu ne peux pas repartir et me laisser deux mois sans toi, juste avec tes mots qui ne me suffisent plus. Douloureusement, une fois de plus, dans un pauvre café de gare nos regards se manquent, douloureusement, une fois de plus, nous allons nous quitter maladroitement... alors je parle de façon un peu dure, pour te bousculer et tu finis pas me dire que tu le changes ce billet de train. Sans un mot, sans un geste de rapprochement nous allons vers le guichet, il est 22h30. Sans un mot, mais le sourire revenu sur nos lèvres nous allons vers cet équilibre improbable que nous avons bâti depuis de longues nuits sans corps. Je sais ce que je veux ce soir, je sais ce que tu ne veux pas. Mais nos décalages ne me font pas peur, je n'ai plus peur avec toi, de rien, de ces attirances tues, de ces règles du jeu sans joueurs... le temps d'un trajet en métro et tu es chez moi...tes bras autour de moi je ne fais rien, je te laisse apprivoiser ton corps contre le mien, je sens que 'tes principes' t'encombrent ce soir mais que tu t'y accroches encore un peu... doucement je t'amène à laisser tes mains m'esquisser, ta bouche me faire exister, ton corps sentir mon désir...je ne vais pas au-delà de ce que tu t'autorises et ressens de cette résistance, de cette lenteur un indéfinissable plaisir. Mon sommeil s'envole jusqu'au petit matin qui t'arrache à moi...6h50, tu montes dans le train en déposant un 'à bientôt' dangereusement près de mes lèvres...je rentre chez moi, dormir, enfin presque, parce que je prends le métro dans le mauvais sens...
Me restent, de ce corps à corps à peine dessiné, imprimées dans un frisson permanent, la fraîcheur de la peau de ton cou, la chaleur de tes reins, la douceur de tes seins...

SirenA

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Mercredi 8 avril 2009

Depuis tout ce temps, je n’ai pas su. Finalement, je n’ai pas su m’attacher. Il y a bien eu une éclipse de jnsais quoi dans l’air il y a quelques mois…Mais sans doute que ... être à la hauteur ? Je ne sais plus faire. Alors, ma solution : se perdre dans le travail pour ne pas penser à tout cela. Ma vie sentimentale ? Quelle vie sentimentale ? Non, non, détrompez vous, bizarrement je ne suis pas si malheureuse. Oh il y a bien quelques moments parsemés de nostalgies… Mais je ne suis plus si naïve. J’aimerai l’être un peu comme avant, comme avant toi par exemple. Mais mes rêves ont bien changé…ils empruntent le chemin de la réalité. Ma solution marche bien depuis plus d’un an… Cette charge ne me suffisait plus, il me fallait trouver encore autre chose…j’ai fini par trouver cette autre chose, cette deuxième solution…Et finalement, on s’y fait…les choses évoluent et on y prend goût à en vouloir plus, toujours  plus. Un peu de ce qui m’a tellement manqué autrefois. Ce qui vous paraissait impossible devient alors accessible voire obtenu…et les erreurs passés oubliés et réparés enfinje m’y efforce chaque instant…

PARMA

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