Je ne sais pas.
Je ne sais pas rester dans mon lit les dimanches matins
Je ne sais pas résister à un achat impulsif dans la boutique Esprit aux quatre temps !
Je ne sais pas respecter les limitations de vitesse.
Je ne sais pas avoir pitié de mon adversaire pendant un match de tennis
Je ne sais pas faire une ligne à la piscine sans papotter avec la fille de la ligne voisine.
« Je ne sais pas mettre de robe » moi aussi Alba
Je ne sais pas prendre le métro sans souffler
Je ne sais pas l’oublier
Je n’ai pas envie
Je n’ai pas envie de l’oublier…
Je n’ai pas envie de faux semblants
Je n’ai pas envie de politesse
Je n’ai pas envie de me coiffer les dimanches !
Je n’ai pas envie de ne vouloir qu’elle.
Je sais :
Deviner quand Alba me ment….
Conduire une automatique
Taper dans une balle de golf
Farniente avec C.
Dépenser sans compter
Etre patience
Faire un bracelet avec des feuilles d’eucalyptus
J’ai envie
De revivre ce week end à Porto Ferraio avec D.
De sentir le maquis corse
D’être quelqu’un d ‘autre le temps d’une soirée au 3W pour me permettre tous les excès que je n’ose pas.
De vitesse illimitée et irraisonnable sur la route du soleil.
De rester au lit avec L. un lundi matin
De l’embrasser sous la pluie battante dans une rue piétonne
De l’apprivoiser
Que l’on m’apprenne à jouer au poker comme dans les Desperates H.


Un jour de février, je ne sais plus où. 5h du mat. Le froid me pétrifie. L’air est irrespirable et pourtant si pure. Irrespirable parce que je la respire. Elle me ronge, elle me bouffe. Je me dois d’y aller. Je me dois de m’expliquer. Je me dois de lui crier. Elle m’obsède. De peur qu’elle m’échappe, j’embarque. Trois cents kilomètres loin d’elle. 0 à l’arrivée. Une descente de train interminable. Les secondes deviennent des heures. Au loin, elle attend. Elle m’attend. Sans un mot, de sa froideur habituelle, elle me dit bonjour. Des choses à s’expliquer. Pas un mot. Malgré le bruit d’une gare à l’heure de pointe de 9h, je sens un silence,un silence étouffant. Dans le métro, debout, un regard furtif, ne me permet pas de palper l’ambiance. Ascenseur. Serrure de clé. Arrivée chez elle. Le silence toujours présent, elle me propose de me détendre de ce voyage fastidieux. Lassée au bout de quelques minutes, je la rejoins dans l’autre pièce. La croisant au bout du couloir, je m’interpose sur son chemin. Elle ne comprend pas ce que je veux. Je ne souris pas spécialement. Je sens qu’elle a peur de moi ou bien de mes gestes. Elle a peur de mes mains. Elle a peur de ce que je pourrais lui faire. Je la sens embarrassée intérieurement ou bien fortement intimidée. Je me décide à la prendre dans mes bras pour affirmer mes intentions. Je l’enlace fortement pour m’imprégner d’elle, de son parfum et de celui de ses cheveux, de son odeur, de sa peau. Je l’embrasse sur la joue, je la touche. J’ai envie d’être en elle. Je caresse ses bras. Sa peau est si douce. M’interdisant de l’embrasser sur la bouche depuis notre rencontre, cèdera t’elle cette fois ? Tout se passe en silence. Des baisers doux du front au nez, jusqu’au moment où je sens sa bouche s’entrouvrir m’autorisant à la goûter. Un baiser langoureux tendre qui au bout d’un temps laisse place à un baiser devenant plus sauvage. La douceur prend le pas sur le besoin charnel. La bloquant de mon corps, elle ne peut m’échapper. Elle ne veut pas m’échapper. Se laissant glisser le long du mur, elle est complice. Elle ne peut qu’obtempérer guidée par son désir. Serrant ses seins, je me laisse guider par une odeur charnelle. Décrochant son jeans,







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