Parma aime boire un Mojito au Drugstore Publicis en admirant le design des hauts tabourets,
Parma n’aime plus dormir en chaussette de peur de ressembler à Bridget Jones (gay version),
Parma aime crapoter une cigarette à la menthe devant ses copines pour jouer les badgirls,
Parma aime le risque calculé,
Parma aime faire le premier pas… (but no rule),
Parma aime manger des fraises tagada en s’émerveillant devant le calder sur le parvis de La défense…
Parma aime faire des bulles de savons dans son jardin pour apprécier les lois de physique de Joseph Plateau,
Parma aime tremper son mikado Zen dans un Lipton sur une terrasse de café de La Baule…
Passe temps préféré : jouer les grandes scientifiques en herbe en errant sur le niveau 1 de la bibliothèque universitaire.
Entracte de la journée : déguster solitairement des cœurs chocolat Lu dans son bureau (ce n’est pas que pour les enfants)
Radio écoutée : aucune française
Sa révolution : une cause défendue éperdument !
Point fort : rebondit sur ses pattes (n’est pas Gaizelle qui veut..)
Défit personnel : pousser ses limites du tolérable.
Point faible: vouloir donner une explication à tout...
Fantasmes : un baisé volé dans un lieux public (BU, centre commercial… par ex. : on comprend mieux son passe temps)
Petite péché mignon: savourer un muscat pétillant avec deux tomates cerises...
Sa devise : rien n’est jamais perdu
(comme au sport)
publié dans :
PARMA
10
recommander
C’était un mois de février. Février, celui que les étudiants
apprécient pour partir en vacances. Moi, 19 ans, insouciante, naïve, inexpérimentée, fêtarde de 1ère année…Une évasion bien méritée au sport d’hiver en séjour organisé d’une vingtaine
de petits étudiants fumistes et boutonneux. Récompense de mes parents pour des partiels validés avec succès en début d’année. Destination: petite station de ski dans les alpes italiennes…
Arrivée usée d’un voyage fastidieux entre terre et mer, et même si la nuit était déjà bien avancée, et même si je me sentais autant perdue que sur mon île…j’avais le cœur bien réchauffé par ce
nouveau lieu, par cette séduisante station pittoresque de l’Italie moderne. Je savourais l’instant tant désiré de me glisser enfin dans mon lit. Lit dans une spatieuse chambre que je
partageais avec une dénommée M. J’avais déjà échangé quelques mots avec M. Nous avions même partagé un twix sur une aire de repos sur l’autoroute A21 entre Gênes et Turin. M., 17 ans, était en
première L. Originaire du Portugal, elle incarnait la parfaite hétéro amoureuse d’un certain David de son lycée ajaccien. Moi, pour ne pas éveiller les soupçons sur mon orientation, je jouais à
l’hétéro amoureuse de mon Pierre depuis la seconde. Il fallait bien que je m’invente ces sentiments pour me faire croire que j’étais normale. Il fallait bien que je fasse semblant d’être ce que
je ne suis pas. Trop tôt pour être d’accord avec ce que j’ai toujours su.
Bien que durant ce séjour, les descentes furent mémorables, bien que les repas furent bien évidemment inoubliables, bien que les rencontres furent tout autant marquantes, ce n’est pas seulement
ce que j’en retiens. J’en retiens aussi les conversations nocturnes au pied du lit avec M. J’en retiens notre complicité, nos rires, nos angoisses, nos chocolats chauds au coin du feux et j’en
retiens bien plus…et surtout…
Un soir, ce soir là, nous étions retrouvées pour une fois seules durant
toute la soirée. L’ambiance était tranquille. Apaisées par la vue que nous offrait la terrasse sur les monts enneigés. De ces fins de soirées où l’on est intégralement épuisée mais allégée
par le bien être. La neige a sur moi cet effet de béatitude. Se plaignant de douleurs musculaires liées à une pratique exceptionnellement intensive de la journée, M. souhaitait que je masse son
dos. Elle rentra s’allonger doucement sur son lit. Sarà perchè ti amo sur les ondes de RadioDeeJay. Ne me faisant pas prier, je commençais à la masser. Son tshirt la gênait pour sentir
« optimalement » les mouvements de mes mains. Alors sur l’élan d’enlever son tshirt, elle me proposa de m’asseoir délicatement sur ses fesses pour que je sois d’autant plus efficace.
J’obtempéra sans arrière pensée. Aucune. En tous les cas aucune vraisemblablement mauvaise. L’éclairage était doux, voilé donnant un coté exotique sur nos peaux. Comme si les conditions étaient
réunies pour que les choses nous échappent. Voir, toucher. C’était la première fois que je touchais une fille ainsi. C’était rien et tout à la fois….la tentation du corps, la tentation
d’ailleurs… Découverte d’émotions les plus subtiles. Arrêter par sa main, elle se retourne pour me proposer de m’offrir le même plaisir. Un léger
moment , ainsi, où je me retrouve assise sur et face à elle. Prise dans l’élan je bloque ses poignées histoire de plaisanter. Se laissant guider par des moments qui semblent tellement naturels.
De simples touchers orientés futilement en caresses amicales. Quel mal y a t’il ? La sentir derrière moi de tout son poids… corps qui la rapprochait un peu plus près de moi. Séparer d’un
simple vêtement. Mes idées flirtaient avec l’image d’elle sans ce simple tissu. Ses doigts effleurant par moment ma peau comme pour me faire frémir.
Elle le faisait exprès. C’était bien malicieux. Mon cœur se chamboule.
Mes
yeux se ferment. Mon ventre se serre. Mon souffle se fait court. Elle glisse ses mains sous mon tshirt pour être plus efficace m’assure t’elle. Je fuis. J’ai peur. J’ai peur de l’inconnu. Je me
dérobe face à ces divines émotions. Pour cela, je prétexte que nous allons nous mettre en retard pour le dîner. Prise à mon propre jeu. J’écourte spontanément cet instant. M’empresse de prendre
une douche pour m’éclaircir les idées. Fermer les yeux jusqu’à ce que la douchette s’ouvre et qu’elle me rejoigne. Je ne peux plus délicieusement fuir. Je ne peux lui échapper. C’est la première
fois .C’était la première fois… une simple douche partagée entre amies.
Parma
publié dans :
PARMA
2
recommander
L' Erotisme, c'est quand l'imagination fait l'amour avec le corps.
E. Dongala
publié dans :
PARMA
5
recommander
C’est déjà du passé. Bien plus que du passé d’ailleurs. Et même si
personne ni croyait. Et même si personne ne le voulait. Ca s’est passé. Février passe doucement en ce début d’année. Février passe comme pour me rappeler. Ce n’est pas plus mal. On s’améliore
ainsi. J’aurai beau essayé de rayer les dates sur le calendrier,
voire d’effacer certaines dates de
mon agenda téléphonique pour éviter la petite alerte prévu à cet effet pour ne pas oublier. Mon agenda fait parti de moi, mon agenda est dans ma tête. J’entends tic tac, tic tac, tic tac…et le
temps passe, il ne fait que passer doucement seulement...
Je me souviens avoir fait la queue au guichet à 18h54 pour prendre un carnet de 10 tickets de métro.
Je me souviens qu’il y avait 6 personnes devant moi,
Je me souviens d’avoir voulu arrêter le temps,
Je me souviens qu’il faisait presque nuit,
Je me souviens du bruit des roulettes de mon ptit bagage sur l’asphalte,
Je me souviens que tes yeux pétillaient,
Je me souviens que sans doute les miens aussi,
Je me souviens des petits oursons à la guimauve,
Je me souviens des quelques tomates cerises disposées astucieusement,
Je me souviens d’un jus de pomme partagé,
Je me souviens qu’il y a déjà bien longtemps…
publié dans :
PARMA
0
recommander
Derniers Commentaires