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Vendredi 20 octobre 2006

Un jour de février, je ne sais plus où. 5h du mat. Le froid me pétrifie. L’air est irrespirable et pourtant si pure. Irrespirable parce que je la respire. Elle me ronge, elle me bouffe. Je me dois d’y aller. Je me dois de m’expliquer. Je me dois de lui crier. Elle m’obsède. De peur qu’elle m’échappe, j’embarque. Trois cents kilomètres loin d’elle. 0 à l’arrivée. Une descente de train interminable. Les secondes deviennent des heures. Au loin, elle attend. Elle m’attend. Sans un mot, de sa froideur habituelle, elle me dit bonjour. Des choses à s’expliquer. Pas un mot. Malgré le bruit d’une gare à l’heure de pointe de 9h, je sens un silence,un silence étouffant. Dans le métro, debout, un regard furtif, ne me permet pas de palper l’ambiance. Ascenseur. Serrure de clé. Arrivée chez elle. Le silence toujours présent, elle me propose de me détendre de ce voyage fastidieux. Lassée au bout de quelques minutes, je la rejoins dans l’autre pièce. La croisant au bout du couloir, je m’interpose sur son chemin. Elle ne comprend pas ce que je veux. Je ne souris pas spécialement. Je sens qu’elle a peur de moi ou bien de mes gestes. Elle a peur de mes mains. Elle a peur de ce que je pourrais lui faire. Je la sens embarrassée intérieurement ou bien fortement intimidée. Je me décide à la prendre dans mes bras pour affirmer mes intentions. Je l’enlace fortement pour m’imprégner d’elle, de son parfum et de celui de ses cheveux, de son odeur, de sa peau. Je l’embrasse sur la joue, je la touche. J’ai envie d’être en elle. Je caresse ses bras. Sa peau est si douce. M’interdisant de l’embrasser sur la bouche depuis notre rencontre, cèdera t’elle cette fois ? Tout se passe en silence. Des baisers doux du front au nez, jusqu’au moment où je sens sa bouche s’entrouvrir m’autorisant à la goûter. Un baiser langoureux tendre qui au bout d’un temps laisse place à un baiser devenant plus sauvage. La douceur prend le pas sur le besoin charnel. La bloquant de mon corps, elle ne peut m’échapper. Elle ne veut pas m’échapper. Se laissant glisser le long du mur, elle est complice. Elle ne peut qu’obtempérer guidée par son désir. Serrant ses seins, je me laisse guider par une odeur charnelle. Décrochant son jeans,  ma bouche effleure son intimité. Son bassin ondule comme pour me dire Encore. Son extase se termine sur un sourire innocent.

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Jeudi 19 octobre 2006

De quoi s'agit-il ? bien évidemment de LA première fois... celle où il se passe toujours un truc maladroit à raconter à ses copines le lendemain ; celle où l'on se dit qu'on aurait du faire autrement ou ailleurs. On ne peut oublier la toute première ! Ca remonte si loin pour vous ?....Quelle précocité !

C'était un mois de janvier. J'étais invitée pour un week end à Paris chez A., une amie de mon amie L. Je ne connaissais pas vraiment A (uniquement par téléphone) mais A. devait m'héberger pour le week end. Je m'en réjouissais à l'avance. J'en pinçais vraiment pour A. Et l'éloignement pour 2 jours faciliterait que j'assume l'attirance pour cette jeune femme. Je pouvais ainsi m'évader à assumer ce qui se passait dans ma tête.

A mon arrivée, vendredi soir, le franchissement du seuil de sa porte fut bref mais bon. Première observation du lieu. RAS.  Il est 20h. On commence à dialoguer sèchement. Nos regards sont froids, innocents, furtifs. Heureusement que L. est présente pour me détendre. A. est à 1 km de moi. Visiblement je ne l'intéresse pas. Pendant le dîner, il se fait un simple échange de deux phrases où A. ne me regarde même pas dans les yeux. Mes chances furent visiblement évaporées dès le franchissement de sa porte.

L. repart. Me voilà installée seule sur le canapé devant un programme télé très inintéressant. Toute fois, je ne le lâche pas du regard. Troublée par A., je fuis. Ce qui m'intéresse c'est elle. Ce qui me fuit c'est elle.

Au moment du coucher, un simple bonne nuit. Mais auprès d'elle, auprès de son corps. Elle dort déjà, ou fait elle semblant ? Je cherche à déceler un quelconque signe durant la soirée de sa part qui pourrait me laisser croire...

De cette fille, j'en suis dingue. De nos échanges, j'en suis dépendante. Je suis toute bouleversée d'être dans son lit. Ce moment occupait tous mes fantasmes, sa chair m'évoquait le fruit défendu.

Au risque de la perdre, d'un grand souffle je m'élance vers son corps, je l'effleure. Elle ne fait pas semblant d'être plonger dans les bras de Morphée. J'embrasse son dos. Sa peau agit comme une drogue. Mon plaisir me coupe le souffle. D'une respiration saccadée,marquant ma peur, je caresse son bras. Elle se réveille. Désemparée, je lui tourne le dos. Au bout de  quelques secondes, je sens ma main dans la sienne et sa poitrine collée sur mon corps. Elle se serre.

Elle n'a rien laissé transparaître, mais elle est désormais mienne.

Parma

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Jeudi 5 octobre 2006

Tout le monde a pu constater que dans la première saison the Lword, il est évident, que nous les homos nous avons une sexualité de type « arborescente ».
Dans la communauté homosexuelle, tout le monde aurait un lien Sexuel avec tout le monde. Cela revient à dire que lorsque je suis dans une soirée lesbienne et que j'ai couché avec x filles de la boîte, j'aurai une certaine probabilité de pouvoir les relier toutes entre elles. Excitant ? N'est ce pas ? De quoi alimenter de nombreux  fantasmes...

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Dimanche 1 octobre 2006

Petite info gastronomique d'un plaisir occasionnel que je m'offre à Paris, 54r Ste Anne (dans le2eme) avec ma belle. Cela s'appelle Le Noodle Bar...Petit trésor de chez le Traiteur Asiatique. Un vrai délice. Mon box préféré le Royal Curry. Les prix sont abordables. L'accueil est chaleureux. A emporter ou sur place. Bon appétit.

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Dimanche 1 octobre 2006

Quand j'étais petite, chacune de mes camarades de classe rêvaient qu'un beau jeune prince charmant vienne sur son cheval blanc lui demander sa main. A ce moment là, je devais déjà être lesbienne. Moi, je rêvais de tout autre chose.

Adolescente, je clamais déjà à chaque mariage « oh la pauvre malheureuse ». Aujourd'hui Desperate housewives met bien en scène ces pauvres malheureuses. En effet, dès mon plus jeune âge, je me destinais à ne surtout pas avoir une vie banale. Le quotidien habituel qui serait rempli de couches culottes et de cris d'enfant.

Je me sentais un peu différente. Je ne savais pas pourquoi. Aujourd'hui, j'ai toutes les réponses à mes interrogations pré- pubères...Aujourd'hui je fais partie de celles qui préfèrent les femmes. Qu'il est bon de se sentir différente. 

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Dimanche 1 octobre 2006

Chaque lesbienne se doit un jour de se poser la question.

En ce moment je suis très amoureuse d'une jolie jeune femme. Mon comportement est incompréhensible pour mes proches. En effet, lorsque on a des choses à cacher, notre attitude est louche. J'aime et je suis donc à fleur de peau... Peut être qui l'est temps de tout expliquer, d'avouer que j'ai une vie privée.

Alors je me décide enfin. Mais avant, je tente de formuler les phrases clés à ne surtout pas oublier pendant ces aveux. Je choisis d'abord ma mère. Dans ma tête :
Maman, voilà, j'ai quelque chose à te dire. Cela fait longtemps que j'aurai du te le dire. Je suis très heureuse ainsi. Tu n'as rien avoir avec ce que je préfère. Ton éducation n'a rien influencé. Je préfère coucher avec des femmes... Bref, tout pour lui dire que ce n'est pas sa faute.

Le moment enfin venu. Je la prends à part dans ma chambre. Ma mère sent bien que j'ai une chose importante à dire. D'une grande respiration, je m'élance. A ma première syllabe, je m'effondre en larmes. Ma mère imagine alors le pire. Je me relance. Maman, je suis amoureuse d'une jolie fille. Je suis homosexuelle. Oui c'est directe. Je refonds en larmes. Je suis heureuse. As tu des questions ? Elle rétorque alors pourquoi  pleures tu ? Je me ressaisi donc rapidement pour lui prouver que je suis bien ainsi.
La soirée se termine finalement dans le sourire. Rien de plus facile !

Quant à mon père...Je ne sais pas s'il le sait. Il le devine. En me voyant avec mon épilateur à  la main. Ne t'épilerai tu pas parce que A. vient ce soir ? Je pense que la réponse est évidente.

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