A ma descente de train…mon sac à la main, prenant mon temps dans cette
gare inconnue, tu es en retard. Ce n’est pas bien grave. Traversant les allées aléatoirement, essayant de donner une logique à cette dynamique de la foule qui n’en a pas, je suis seule. Je sens
déjà cette émotion m’envahir. A se sentir de nouveau contre toi. Sentir à nouveaux les quelques seuls baisers que nous avons partagé. Et, levant la tête de mon magazine au bord du Relay
H, je t’aperçois.
Un peu pressée dans l’impatience, tu cherches. Tu me cherches, lorsqu’au loin,
je te fais un léger signe de la main. Ton doux sourire timide à ma portée, tu te rapproches lentement. Ta main se glisse sensuellement sur ma taille pendant que je glisse tendrement la mienne
dans tes doux cheveux blonds et courts. Un doux baiser échangé promptement dans les yeux entre ta joue et tes lèvres. Sur le chemin, je te propose un mikado. Nos mains s’effleurent discrètement.
Dans la voiture, je t’observe secrètement. Ton absence de ces derniers jours me fait deviner déjà la passion que l’on investira au bord du lit dès notre arrivée.
Une vulgaire clé ouvrant la porte de toutes nos envies, de tous nos désirs, de tous nos soupirs, d’une première fois ensemble. Si dans un élan des
plus délicats, je ferme derrière moi, c’est pour te bousculer contre moi. M’affirmer autant que si tu pouvais en être capable. Alors j’ose à ta place. Tu me tournes le dos. J’avance lentement
pour te serrer contre le mur. Glisse ma main entre ta bretelle et ton sein. Ton souffle est court. Ma respiration vient frapper sur ton dos, et mes mains dans ton cou, jusqu’à ce que, tu
m’invites ainsi à t’embrasser sensuellement pour finalement te retrouver face à moi. Tu soupires. Je souris. Un baiser langoureux sagement intemporel. Des baisers sur ta peau pleinement savourés.
Décemment partagés jusqu’à ce que ça devienne inévitablement plus entreprenant. Je t’enlace fortement
pour m’imprégner de toi.
Caresse tes bras. Caresse ta joue. Caresse longuement tes lèvres. Caresse ton ventre. Caresse ton cou. Embrasse
ton cou. Contre toi, je te souris. Te prends la main comme une lycéenne pour t’emmener dans la chambre. Tu te laisses embarquer. Ton appréhension se fait sentir dans ta main. Tu poses sensuellement ton doigt sur ma bouche pour me recommander de me taire désormais. « Chut. Tu parles
trop… ». J’obtempère. Je ne peux m’interdire aucune caresse tant ta peau est douce mais tu
prends très vite le dessus sur mes gestes. Presque passivement, tes mains bloquant mes poignées, tu vires sur moi…ton corps ondule sensuellement sur moi pendant que ta bouche se joue de moi sur
ma peau, dans mon cou, sur mon ventre…tu joues délicatement…Le plaisir habillé pour commencer, et finir sous le parfum de la nudité…Tu
disparais une seconde…Ta main sur mon épaule. Je me retourne. Je me réveille. Un nouveau jour commence…
Parma
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