Je n'aime pas le café.
Pourtant c'est quelquechose que les gens vous offre facilement, un café. Quelle que soit l'heure, on vous offre un café. On vous offre plus facilement un café qu'une soupe. Un café ça doit être
plus facile à boire qu'une soupe. Un café, toujours un café parfois suivi, d'un thé, d'un jus, d'un verre d'eau -l'eau toujours en verre, le jus toujours de fruit, le thé en tasse et le café sans
rien- Le café c'est le café, ça sous-entend la tasse. Le café c'est simple, c'est direct, on vous propose rarement des variantes même s'il y a en a autant que de thé ou de chocolat. Pour le thé,
on vous donne le choix, couleur, assaisonnement (tiens celle-là je me la garde sous le coude). Pour le café c'est le café, un café.
Alors un café ? Non merci ! Je n'aime pas le café.
Oui, je n'aime pas le café. Le café ne m'aide pas à démarrer la journée. Le café ne me donne pas un coup de fouet dans les baisses de régime, le café ne m'émoustille pas les papilles, je n'aime
pas le café d'après déjeûner avec une cigarette (bon d'accord je ne fume pas mais je pourrais fumer et ne pas aimer le café !). Je suis sûre, pourtant, qu'il y a des cafés incroyables mais
je n'aime pas le café.
Refuser un café c'est difficile parce qu'on sent bien que le partage du café c'est un truc qui n'a pas de prix, c'est une invitation à l'intime, à la communion silencieuse, à un petit moment de
bonheur intense. Mais je n'aime toujours pas le café, toujours pas.
Je me demande d'ailleurs si j'aime le thé.
SirenA

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